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Santé de nos Maine Coons
Parce que la santé de nos chats est très importante à nos yeux, je participe régulièrement à des séminaires pour apprendre et pour nous tenir au courant des progrès vétérinaires. J'ai suivi les séminaires suivants : Maladies des reins et des voies urinaires chez les chiens et les chats Fécondation, gestation, naissance, néonatalogie
On ne peut malheureusement pas parler de la santé du Maine Coon sans parler dysplasie des hanches (HD), polykystose rénale (PKD) et cardiomyopathie hypertrophique féline (HCM). Mon but côté santé est de faire naître des chatons exempts de ces maladies, pour qu'ils aient un maximum de garanties pour une vie longue et saine. Tous nos reproducteurs sont testés et régulièrement suivis par le Docteur Christian Amberger à Genève. Tous nos chatons sont issus de chats négatifs à toutes ces maladies. Voici un tableau de nos reproducteurs testés, et les explications des maladies en-dessous.
Dysplasie des hanches (HD) :
Les chiens de grande taille sont
souvent frappés par cette maladie, pas étonnant qu'on la retrouve chez le
Maine Coon (ossature lourde, corps allongé). Une radiographie des hanches
permet d'en connaître l'état. Son mode de transmission étant complexe, il
est nécessaire de suivre les hanches sur plusieurs générations. Les
résultats sont comme suit :
Normal : Bonnes hanches, pas
d'anomalies
Borderline : Structure pas tout à fait
parfaite mais pas de dysplasie prononcée
Grade 1 : La forme la plus légère de
dysplasie
Grade 2 : Dysplasie moyenne
Grade 3 : Dysplasie sévère
Atrophie Musculaire Spinale (SMA) :
L'atrophie musculaire spinale est un
trouvle provoqué par la nécrose de neurones de la moelle épinière qui
activent les muscles squelettiques du tronc et des membres. La perte de
neurones au cours des quelques premiers mois de la vie entraîne une
faiblesse et une atrophie musculaires qui deviennent apparentes pour la
première fois à l'âge de 3 à 4 mois. Les chatons atteints développent une
démarche bizzare, avec un balancement des quartiers arrière et une position
debout avec les jarrets qui se touchent pratiquement. A l'âge de 5 à 6 mois,
une faiblesse sévère des quartiers arrières est apparente et la masse
musculaire est réduite. Les chats affectés ne souffrent pas et la plupart
vivent très confortablement pendant de nombreuses années comme animaux
d'intérieur. Un test ADN permet de dépister les chats porteurs de la
maladie, à savoir que l'animal ne sera atteint qu'à la condition qu'il soit
homozygote muté au gène responsable. Très peu de lignées sont atteintes.
Polykystose rénale (PKD) :
Comme son nom l'indique, cette maladie
touche les reins. On la trouve surtout chez le chat Persan. Elle se
caractérise par l'apparition de nombreux kystes sur le tissu rénal, leur
nombre et leur taille augmente avec l'âge du chat, jusqu'à ce que les reins
ne puissent plus assurer leur fonction. Tout comme la HCM, c'est une maladie
héréditaire. Il existe cependant que deux cas : soit le chat est sain
(homozygote normal) soit il est porteur du gène malade (hétérozygote muté)
et donc développera la maladie plus ou moins rapidement. Afin de déceler
cette maladie, il existe deux techniques : l'échographie et le test ADN qui
n'est réellement testé que pour le Persan. La PKD est bien moins présente
(voir quasi inexistante) chez le Maine Coon par rapport à la HCM.
Cardiomyopathie Féline (HCM) :
La cardiomyopathie hypertrophique,
appelée HCM ou CMH (Hypertrophic CardioMyopathy) se caractérise par un
épaississement progressif du muscle cardiaque. Le coeur se fatigue plus
rapidement en raison de ses parois trop rigides.
Les signes précurseurs de la maladie
sont souvent imperceptibles, ils se caractérisent par un souffle cardiaque,
des arythmies cardiaques, des difficultés respiratoires, une intolérance à
l'exercice, une fatigabilité. Cette maladie apparaît entre 4 mois et 15 ans,
se développe progressivement et peut conduire à la mort brutale de l'animal
même si aucun symptôme sévère ne s'est encore exprimé.
La présence d'un des gènes responsables
de cette maladie (mutation du gène MyBPC3) peut être détectée à l'aide du
test ADN HCM1. On recense alors 3 cas :
- Le chat est "Homozygote normal" ou
"sain", il n'est donc pas porteur du gène à l'origine de la maladie.
- Le chat est "Hétérozygote muté", cela
signifie que la mutation est présente sur une des allèles du gène, le chat
est donc porteur de la maladie et a des chances de la développer un jour.
S'il a des chatons avec un chat sain, 50 % des chatons seront hétérozygotes
et 50 % seront sains.
- Le chat "Homozygote muté". Dans ce
cas, le chat a un fort risque de développer une grave et/ou précoce forme de
HCM.
Cependant, il est important de signaler
qu'il existe d'autres formes de HCM qui ne sont pas détectables par ADN car
sont sur des autres gènes. Il est donc indispensable de tester également les
reproducteurs par échographie doppler couleur de façon régulière (une fois
par an ou tous les deux ans selon l'avis du cardiologue qui les suit).
L'échographie n'est pas un test définitif, il doit être renouvelé afin de
vérifier si le coeur n'a pas évolué. Il s'agit uniquement de la "photo" de
l'état du coeur au moment de l'échographie.
Ces 2 tests (adn et écho) sont
complémentaires et indissociables.
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